mercredi 29 novembre 2017

1ère rencontre populaire du livre de Saint Denis

Nous avons le plaisir de participer au salon du livre des premières rencontres populaires du livres de la ville de Saint-Denis. 
Ce sera à la Cité du livre et de ses métiers, 6 rue de la légion d’honneur  - 93200 Saint-Denis, au métro Basilique de Saint-Denis (ligne 13) le vendredi 1er décembre de 14h à 22h, et le samedi 2 décembre de 10h à 19h.



mercredi 28 juin 2017

Globophile sur les quais parisiens

Les éditions Globophile sont encore bien trop petites pour pouvoir nourrir leur éditeur. Alors pour se faire je deviens bouquiniste au 37 quai Malaquais dans le 6ème arrondissement à Paris. Si les 3/4 de la place seront occupés par des livres d'occasion sur le voyage, les arts et des romans, une boîte sera réservée aux livres d'éditeurs indépendants. Il est dur d'accéder aux librairies parisiennes, nous aurons donc la nôtre. Certes elle est d'une dimension modeste mais les livres Globophile y seront visibles. Le thème de cette sélection sera le voyage.
L'idée est de faire de ce bout de quai un endroit convivial avec des animations : dédicaces, lectures...
Je serai vraiment opérationnel vers le 20 août et je serai ouvert les après-midi de 14 à 18h environ ainsi qu'un week-end sur deux.
N'hésitez pas à venir me saluer si vous passez dans le coin ni à me contacter si vous voulez faire de la place dans votre bibliothèque.

jeudi 6 avril 2017

Prix Hors concours

Le prix Hors concours 2017 est lancé. C'est le prix des éditeurs indépendants. 40 livres ont été sélectionnés dont La garde républicaine de Sébastien Rozeaux. 
Vous êtes professionnels du livre, journaliste, bibliothècaire, libraire ou simple lecteur vous pouvez participer au jury : www.hors-concours.fr
Il existe aussi un prix Hors concours des lycéens, alors si vous êtes enseignant n'hésitez pas inscrire votre classe. 

Voici les listes des livres sélectionnés : 
  • Anacharsis, avec Roi, de Mika Biermann
  • Antidata, avec Cendres de Marbella, de Hervé Maestron
  • Asphalte, avec Jusqu’à la bête, de Timothée Demeillers
  • Atelier des Cahiers, avec Séoul, Playstation mélancolique, de Jean-Louis Poitevin         
  • Au-delà du raisonnable, avec Aux vents mauvais, d’Elena Piacentini    
  • Aux Forges de Vulcain, avec #MartyrsFrançais, d’Alexis David-Marie   
  • Borderline, avec Une chaise jaune au bout du couloir B, de Philippe Didier      
  • Castor Astral, avec Sourdines, de Franck Balandier        
  • Chemin de fer, avec Eremia, de Zinaïda Polimenova     
  • Chèvre-feuille étoilée, avec Ma fille, ne t'en va pas, de Marion Poirson-Dechonne       
  • Editions Bruno Doucey, avec L'enfant n'est pas mort, de Bena Nimrod
  • Editions du Jasmin, avec Il n'y a pas Internet au paradis, de Gaëlle Pingault       
  • Editions du Lamantin, avec L'empire des Pyhré, d’Alexandre Quentin 
  • Editions du Sonneur, avec La jument de Socrate, d’Elisabeth Laureau-Daull      
  • Envolume, avec La Fuite, d’Eve Chambrot         
  • Globophile, avec La Garde Républicaine, de Sébastien Rozeaux             
  • Intervalles, avec Petits Hommes, de Konrad Laghos     
  • L'Antilope, avec Transport, d’Yves Flank             
  • L'ire des marges, avec Vanité aux fruits, de Derek Munn           
  • La clé à Molette, avec Courir à l'aube, de Frédérique Germanaud          
  • La Contre allée, avec La femme Brouillon, d’Amandine Dhée   
  • Le Bateau Ivre, avec Elle dit, de Yannick Kujawa              
  • Le Muscadier, avec La peau noire des anges, d’Yves-Marie Clément    
  • Le Nouvel Attila, avec Marx et la poupée, de Maryam Madjidi
  • Le Réalgar, avec Chapelle ardente, de Jacques Josse    
  • Le Ver à soie, avec Une île en hiver, de Sonia Ristic       
  • Le Vistemboir, avec Les ombres du quai, de François-Michel Dupont   
  • Les éditions Moires, avec Le phare de Babel, de Yannick Anché              
  • Les Indés, avec Fanny N., d’Alice Quinn              
  • Les mots et le reste, avec Denali, de Patrice Gain           
  • Mediapop, avec L'école de Rame, de Nicolas Quercy   
  • Murmure, avec Je m'appelle Herschel Grynszpan, de Morgan Poggioli
  • Puits de Roulle, avec Comme une pierre dans un labyrinthe, de Damien Luzska             
  • Quidam, avec Le livre que je ne voulais pas écrire, d’Erwan Larher                        
  • Serge Safran, avec La fille du van, de Ludovic Ninet       
  • Sicania, avec Les valses intimes, d’Emilie Lassaigne        
  • Tripode, avec L'amour est une maladie ordinaire, de François Szabwovski         
  • Vents d'ailleurs, avec La marquise sort à cinq heures, de Frank Etienne              
  • Zeraq, avec D'Anvers à Venise, de Jean-Michel Benier
  • Zinedi, avec Pour que la mort ne crie pas victoire, d’Alexis Ruset


dimanche 8 janvier 2017

Sébastien Rozeaux à propos de La garde républicaine

A l'occasion de la sortie le 17 janvier, de La garde républicaine, son deuxième roman, voici une interview de Sébastien Rozeaux. 

Ton deuxième roman apparaît de prime abord très différent du premier. Pourquoi ?
À bien des égards, oui, Le Barbu céleste et La garde républicaine n’ont que peu à voir : on passe d’un roman « brésilien » qui tourne autour de ce personnage paumé qu’est le barbu à un roman polyphonique dont la trame s’ancre dans un Paris contemporain et insurrectionnel. Et pourtant, il y a, je crois, bien des choses en commun : des vies qui basculent, une accélération brutale du temps, une réflexion sur le (non-)sens de la vie, une envie de prendre le large, de repartir à zéro.

Pourquoi un roman « politique » ?
Le Barbu céleste, à sa façon, l’était aussi. Tout écrit est d’une façon ou d’une autre politique. Ici, la politique est au cœur de l’intrigue, et elle permet d’interroger la question de l’engagement, et celle de l’adéquation (impossible ?) entre des idées et des pratiques, entre la radicalité des mots et les modes de vie plus ou moins embourgeoisés de certains personnages, comme Laurent ou François, en particulier. La fascination qu’exerce Henry sur ces deux personnages tient d’abord à son refus immédiat, comme inné, de la compromission, à la pureté de sa radicalité. 

Tous les personnages, à l’exception peut-être du tireur, Henry, semblent déboussolés, comme si l’attentat leur permettait de se confronter à leurs contradictions. Tu crois que cela reflète notre monde aujourd’hui ? 
Chacun des personnages porte en lui une part de responsabilité dans la dérive du monde, dans l’acceptation de l’inacceptable, de l’inhumain, de toutes ces tares qui caractérisent nos sociétés dites modernes, civilisées. La brutale insécurité qui les frappe dans la foulée de l’attentat apparaît comme un révélateur de leurs compromissions, de leur culpabilité et de leur mal-être. Aucun des personnages ne sort indemne ou innocent de ces événements, pas même Henry… Mais je n’ai pas voulu dresser ce faisant un portrait au noir ou profondément désespéré de la société, bien au contraire… 

Tu as écrit ton livre avant la naissance du mouvement « Nuit debout », qui n’est pas sans rappeler certains passages de ton roman. Tu penses que les citoyens ont besoin de se réapproprier la rue ? Est-ce inévitable ? 
La première mouture du roman date de 2013, en effet. Et le « mouvement du 14 juillet » auquel je me réfère à plusieurs reprises a tout à voir avec les occupations des places publiques au cours de l’année 2016. Ce roman dénonce plus largement les tendances à l’atomisation, à la désocialisation qui accompagnent l’avancée du capitalisme néo-libéral, notamment dans sa dimension numérique, au sein de nos sociétés démocratiques. Discuter, palabrer, flâner, occuper apparaissent comme des perspectives euphorisantes dans le roman, comme dans la vie je crois. 

Peux-tu revenir sur la dimension historique de ce roman ? 
L’histoire, le passé républicain sont mobilisés par chacun des personnages pour justifier leurs idées, leurs actes et leurs réactions face aux événements de type insurrectionnel autour desquels s’organise la trame de la narration. La Révolution française, comme les nombreux épisodes révolutionnaires du XIXe siècle français sont ici convoqués à plusieurs reprises. Mais les lectures de l’histoire sont diverses, c’est pourquoi chacun des personnages incarne un avatar du garde républicain. 

Le coup de feu d’Henri semble être un détonateur pour la société entière. Il faut toujours un événement majeur, illégal voire violent pour que les gens se mettent à agir ? 
Je ne sais pas. Il est toujours délicat de tirer des « leçons de l’histoire ». Je ne m’y aventurerai donc pas. D’ailleurs, le roman ne tire aucune leçon des multiples rebondissements qui font suite à l’attentat. Laurent convoque la Révolution française pour rappeler la dimension insurrectionnelle première de cet événement fondateur de la République, mais ses sympathies anarchistes ne sont pas contradictoires avec ses convictions pacifiques, lorsqu’il rappelle l’échec de la propagande par le fait, sous la IIIe République. Mon idée première dans ce roman était de comprendre comment on pouvait réinsuffler du mouvement, de l’action dans la vie démocratique. Ici, le prétexte en est une tentative d’attentat contre le président de la République, comme il en a existé plusieurs sous la Ve République, que l’on pense à De Gaulle ou Chirac, aussi. Mais il existe bien d’autres manières de faire bouger les choses en profondeur.  

jeudi 1 décembre 2016

La garde républicaine

Voici la couverture du prochain roman des éditions Globophile. Il s'agit de La garde républicaine de Sébastien Rozeaux. Sortie prévue le 17 janvier 2017.


vendredi 26 août 2016

Merci La Poste

L'affaire remonte à la fin du mois de septembre 2015. Willy Marze doit partir en Guadeloupe pour présenter son livre Au coeur du Péyi Guadeloupe fin octobre. J'organise donc l'envoi de 180 bouquins par un service spécialisé de la Poste. Il est tellement spécialisé qu'au guichet personne ne le connait et qu'il n’apparaît pas dans leur logiciel interne. Malgré tout, je fais trois sacs, achetés sur le site de la Poste, exactement comme cela est demandé sur leur site web. Avec une étiquette aux dimensions et attachée comme il le faut. Sur le net, il est signifié qu'il faut entre 4 et 5 semaines pour l'acheminement par bateau. C'est le tarif le moins cher mais des sacs de 1 mètre de haut avec le logo de la Poste en gros, je me dis que cela ne risque rien.
Toutefois, lorsque mon correspondant sur place, reçoit une semaine plus tard l'étiquette, seule, du premier sac, je commence à douter. Bien m'en prends. Du coup le pauvre Willy, enlève quelques fringues de son sac de voyage pour les remplacer par des livres. Il le charge au maximum.
Sur place, chaque jour il guettera l'arrivée du stock. En vain. Il y avait 2 cartons de 30 livres par sacs. Début novembre un carton arrivera. C'est toujours ça de pris. Il fait donc avec les bouquins qu'il a, essaie de gérer le stock.
Il reprendra l'avion fin novembre. Le reste des livres, moins un carton, arrivera vers le 7 décembre soit un délai plus long que prévu de 4 semaines. Le plus ridicule reste à venir. Willy étant inscrit comme destinataire des sacs, le postier ne peut pas le remettre à Emmanuel Brisson, notre directeur de collection qui habite sur place. Il lui dit qu'ils repartiront à l'envoyeur. Les sacs retournent à la Poste et moi je les attends à Vincennes. Fin janvier un employé du bureau de poste en Guadeloupe finit par se lasser de la présence de ces sacs et décident qu'il faut faire quelques choses. On me contacte donc, je ne suis pas très content car je les espérais dans les jours à venir. Je demande que l'on me les renvoie. Cela va prendre au moins encore quinze jours et quelques coups de fils avant qu'ils soient chargés dans un bateau. L'employée en ligne a l'air surprise quand je lui demande la suite de notre affaire. Pour elle les livres sont renvoyés et c'est terminé. Je ne suis pas d'accord. Elle me dit que de toute façon il faut attendre le retour des livres. Encore donc 4 à 6 semaines à patienter. Et lorsqu'il seront là, ce sera à nouveau des envois de courriers avec des pièces justificatives avec le service des objets perdus de Libourne et le médiateur de la Poste. Cela nous mènera au mois de juin pour avoir une décision. J'ai le choix entre 243 euros ou intenter une action en justice dont l'issue est incertaine et qui prendra elle aussi de long mois. Je m'incline. Toutefois lorsqu'en juillet La Poste m'envoie le chèque en me disant qu'elle me l'offrait à titre commercial, comme si c'était un cadeau, comme si leur incapacité à gérer cette affaire était normale, je bondis une fois de plus. J'estime que leur inefficacité m'a coûté près de 2000 euros en livres perdus, en retirage imprévu et en manque à gagner. Le responsable de l'instance recours se fait grand seigneur et dans sa grande bonté à la gentillesse de m'en verser un dixième. C'est une honte.
Alors que l'on parle de diversifier les activités de La Poste, permis de conduire, livraison de course, tonte de pelouse... Ne faudrait-il pas mieux qu'elle se concentre sur ce qui est son métier historique afin que ce dernier soit fait correctement ? 

jeudi 23 juin 2016

Merci à la Lucarne des écrivains

La sortie d'un livre est toujours pour un petit éditeur un vrai parcours du combattant. La presse et les libraires sont à convaincre. Si vous avez les premiers vous aurez les derniers sinon il faut arriver à amorcer un bouche à oreille efficace. 
Parmi les quelques libraires qui nous font confiance, je tiens à citer plus particulièrement aujourd'hui, La Lucarne des écrivains, 115 rue de l'Ourcq dans le 19ème à Paris. Il a reçu pratiquement tous nos auteurs, notamment Georges Foy le 11 juin dernier, et nous tenons à le remercier de faire son métier avec une telle passion. Et cela fait plaisir de voir notre dernier roman, Enquête sur Kamanzi, dans sa vitrine. 

  Saurez-vous trouver le dernier roman des éditions Globophile ? 
Un petit indice : il est sur la gauche